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Auteur
: Calimeronette
La
nuit de ma mort.
Je traverse ce sentier menant à la mort
Tout est noir obscur, plus personne dehors
L'immense chêne que j'ai planté voilà des années, même me paraît sinistre
Ses branches, telles de longs bras, transformées en armure semblent m'accrocher
Pour m'enlever ; je suis triste.
Le charognard de la mort,
Seul m'attend encore,
Ce corbeau noir me regarde,
Ses yeux perfides, sans sentiments lancent des éclairs
Ses ongles crochus guettent ma chair, je désespère
Désormais, je suis sur mes gardes
Le vent se lève en brusques rafales
Me cinglant au visage pâle creusé par les ans , les feuilles mortes des arbres.
Mon heure semble venue.
Le ciel bleu a disparu passant au noir macabre.
C'est le signal, c'est le mien,
Celui de quitter ma terre natale
Le sifflement, strident, grinçant, me paraît maintenant comme un bercement ;
Je vais m'en aller doucement.
Je tourne le dos à tout ce qui a été ma vie, non sans regret,
Car elle fut bien remplie :
Joie, tristesse, espoir, colère puis trépas.
Je ne ressens plus rien.
Mon corps ne m'appartient plus, n'est plus à moi.
Mon âme seule, erre le long du chemin
Cherchant, mais ne trouvant point un autre destin,
Que celui du corbeau qui m'épie,
Il sait que s'en est fini.
Il va pouvoir m'arracher, m'emporter,
A jamais cette nuit.
Non, vraiment, je n'ai pas de regret,
Car, je vais au paradis.
Une
rivière végétant dans son lit.
Une rivière végétant en son lit, immaculée goutte,
La pierre douce qui la reçoit, la percute et la déroute.
Nul ne sait où elle va, coulant le long des rives,
Destination inconnue ; quand vint beige-grive
En trouble son cours et dans un essor,
L'emportant en son bec le fin trésor,
La goutte n'est plus.
Elle voyage au-dessus des infinis nuages,
Survolant dans un champ, les blés qui espèrent la moisson.
Le champ d'or bientôt disparaît, laissant place aux maisons.
L'oiseau descend, se pose sur le nid douillet de passage,
Voyant là l'heureux présage, s'est échappé du rostre drenne
Jalousé cet ailleurs, le percer de sa curiosité malsaine.
La perle limpide tombe en un ruissellement,
Goûter la liberté à la joie de vivre librement.
Le doux soleil la réchauffe de ses rayons ardents,
La caresse encourage dans son périple de lance.
La goutte d'eau s'enhardit, glisse le long des stries,
Découvrant des millions d'autres gouttes éparses de souffrance
Perdues grises humidités, polluées par la vie.
Goutte de pluie, goutte de montagne, regrets et doléances...
L'existence n'était-elle pas mieux avant ? Cours de la vie.
A vouloir plus, goutte d'eau seule, tranquille a péri
En ce monde cupide d'envie et ignorant profit - ah ! goutte de pluie.
Amour

Né de la nuit des temps,
Sentiments doux à la fois violent,
Créés d'Ève et d'Adam,
Il s'insinue en couple.
Il est rouge passion,
Couleur bleu horizon,
Parfois sombre marron,
Mais, passant un jour du limpide au trouble.
Face cachée ou à visage dévoilé,
Émois et frissons passionnés,
Il est insistant éclair zébré,
Déchirant coup de foudre.
Dont on ne peut se passer,
Ni même s'en cacher
L'ignorer impossible mentalité,
Sensuel, éternel, immortel
Cruel, on peut en mourir,
D'amour, il fait souffrir,
Indispensable blessure à guérir.
Peut-être rend aveugle
Sans détour ni contour,
Essence même de l'être,
Son intensité semble compromettre,
Sa distance en kilomètre,
Ne restera jamais seul
Car amour pour toujours,,,,continuera.
Blanche
colombe
Plumage blanc jolie colombe,
Tu volettes de-ci de-là,
Répandre l'amour et la paix
La planète terre froide humaine,
Tu tiens en ton bec jolie colombe
La vie, la vivacité, la vitalité.
La branche d'olivier que tu as cueilli,
Symbole de pureté et d'énergie.
Tu passes sans un souffle,
Sans laisser de trace,
Ange tombé du ciel jolie colombe.
Après ton passage rien n'est plus pareil.
Tu vas rejoindre le ciel
Dans lequel tu te fonds avec les nuages
Pour disparaître, jolie colombe, établir ton compte-rendu
Quitter ce monde, pour un autre voyage.
Blanche colombe fatale
Ne te reverrai-je plus ?
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