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A propos de Jean Luc
Laurent:
Je suis né en 1953, l’année de la
mort de Staline, ce qui est une référence
comme une autre, mais est peut être
prémonitoire dans la simultanéité de ces
deux bonheurs, l’un pour mes parents,
l’autre pour l’ensemble de l’humanité.
Arrivé en fin de baby boum et en plein
après-68, je me suis, comme beaucoup à
l’époque, enrôlé dans l’extrême gauche
révolutionnaire. Sans doute un peu plus lent
que d’autres, j’y suis resté de longues
années, avant, comme mon héros Jean-Pierre,
de me consacrer au syndicalisme.
J’étais entré à la Poste à 20 ans et y
travaille toujours. Plus dans les grands
centres parisiens de ma jeunesse, mais dans
un petit bureau du 9-3. Je déploie toujours
une grande activité dans des domaines
associatifs variés.
L’écriture a toujours été pour moi une
passion, mais pendant des années, je me suis
surtout exprimé dans des tracts, bulletins,
circulaires, etc. Pourtant, l’idée d’écrire
une histoire, avec des personnages inventés
qui se mettent à vivre au bout de mes doigts
la situation que je leur ai inventée....
Cette idée était en moi depuis longtemps. Je
m’y étais d’ailleurs essayé il y a une
quinzaine d’années, remisant ensuite les 2
tentatives que j’avais faites et que je
jugeais peu probantes dans un coin de ma
mémoire et du bric-à-brac qui me tient lieu
de rangement.
C’est en retrouvant une vieille disquette
oubliée que l’idée m’est venue de reprendre
ce travail inachevé, garder la trame et la
plupart des personnages et retravailler le
tout pour essayer d’en faire un vrai livre.
Je me suis, depuis, lancé dans une suite.
Mon genre littéraire préféré est le policier
historique et je rêve d’en écrire au moins
un. Mais je sais la somme de travail de
recherche historique qu’il faut mener pour
cela, et le temps que cela prendrait. J’ai,
cela dit, l’époque, la trame et quelques
personnages. Mais ceci est une autre
histoire. Je me contente, pour l’instant,
d’une époque certes passée, mais que j’ai
connue (les années 70 à Paris et Saint
Denis).
J’ai rêvé, comme beaucoup, avec les écrits
de grands feuilletonistes du XIXème Siècle
et ai voulu reconstituer quelque chose de
leur atmosphère de travail. Mon premier
livre achevé, que vous pouvez découvrir sur
Emetec, a été, après quand même un long
travail préparatoire, donné en lecture, à
raison d’un chapitre par jour, à ma critique
préférée qui est également ma compagne.
UN CAMION FONÇAIT DANS LA NUIT.
A PARAÎTRE
Présentation du livre:
Ève vient d’avoir vingt ans.
Mais son anniversaire n’a ressemblé à aucun
des précédents.
Pour la première fois, sa sœur Betty,
l’unique famille qui lui reste, n’était pas
là.
Elle se rendra compte que sa sœur a disparu,
de chez elle, de son travail… Elle n’est
nulle part.
La Police, dirigée par l’inquiétant
Commissaire Beaulieu, ne lui sera d’aucune
aide, malgré les efforts du sympathique,
mais apparemment peu efficace, inspecteur
Rippert.
Dans sa recherche désespérée, Ève fera la
connaissance de Jean-Pierre, ancien
gauchiste reconverti dans le syndicalisme.
Jean-Pierre et ses amis vont prendre le
parti de la belle désespérée et se lancer
avec elle dans une aventure palpitante aux
multiples rebondissements, une menace
terrible et inconnue pesant aussi sur
leurs têtes. Assez vite, ils vont découvrir
que Betty n’est pas la seule à avoir
disparu.
Ce livre est leur histoire, celle d’Ève et
de Jean-Pierre, de Paulo et Hervé, également
syndicalistes, et de jeunes qui habitent la
même cité que Jean-Pierre, Karim, le petit
caïd de banlieue, Catherine, la caissière de
supérette, assembleuse de puzzles,
Frédérique, l’intrépide organisatrice et
tous les autres. Ils ont mis le nez sur un
des mystères et des dangers les plus
terribles qui soient.
L’auteur, qui avait rencontré ces justiciers
d’un genre nouveau et les avait même un peu
aidé, a retrouvé, vingt plus tard, les
acteurs de ce drame resté caché, protégé par
la Raison d’État. Aujourd’hui, à partir de
leurs témoignages, il vous livre les faits
dans la France de la fin des années 70.
Attention ! Véronique passe sur sa
mobylette. Elle porte une écharpe blanche.
L’aventure peut commencer.

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